Emprunts_toxiquesIl aura fallu 6 ans à la majorité UMP-UDI de Suresnes pour attaquer la banque qui nous a fait contracter un emprunt dit « toxique ».
Les faits : En septembre 2008, en pleine crise économique mondiale et malgré l’annonce de la chute de Lehmann Brother, la ville a contracté un emprunt à taux variables dit « structuré » – donc à risque –  auprès du Crédit Agricole, pour un montant de 8.5 millions d’euros sur 33 ans.
Dès la signature du prêt en septembre 2008, l’Euribor, sur lequel le prêt était indexé, s’est écroulé provoquant une première augmentation du taux d’intérêt de 3.79% à 4,78%, puis son doublement en 2009 à 8,72%, pour finir sa course en 2014, à plus de 14.19%. Nous avons donc payé, payé encore jusqu’à  aujourd’hui.
Lors du vote du budget, le Maire indiquait que d’après les experts compétents, l’Euribor,sur lequel notre emprunt est indexé, allait remonter dans les 3 ans. À la lumière de la situation actuelle, on peut penser que ce sont ces mêmes experts  qui ont conseillé à la ville de contracter cet emprunt toxique. Le Maire a perdu du temps pour prendre une décision sur cet emprunt. Nous l’avions cependant alerté dès 2012 ; plusieurs instances avaient déjà tiré la sonnette d’alarme depuis la circulaire de 2010 appelant l’attention des collectivités locales sur les risques d’une gestion trop active de leur dette. Il a tardé à prendre les décisions qui s’imposaient comme l’ont fait des communes voisines, pourtant beaucoup plus impactées par ces emprunts toxiques.
Toujours en 2013, l’adjoint aux finances indiquait que le fait de souscrire des emprunts à risque de ce type  avait fait gagner à la ville ces dernières années 1,2 million d’euros ce que nous ne contestons pas.  Par contre, comme dans tous les jeux à risque, nous avons perdu et lourdement perdu ; ce prêt nous aura coûté en 5 ans et demi, plus de 4.8 millions d’intérêts. A cela s’ajoute, pour la ville, la pénalité de sortie anticipée de ce prêt, soit 2 millions d’euros.
Plus de 6.8 millions d’euros d’intérêt en 5 ans et demi pour un capital remboursé de 2 millions. Est-ce une preuve de la  bonne gestion des impôts des Suresnois ?   À l’heure où nous avons tous reçu nos impôts locaux, il est évident qu’une gestion plus prudente de l’argent de la collectivité aurait permis de réaliser des économies.
Malgré tout nous avons envie de dire ENFIN. Nous sommes enfin débarrassés de ce prêt toxique à des taux dignes des crédits revolving. Cependant, pour sortir de cet emprunt, il a fallu le faire racheter (par la même banque) en contractantdeux nouveaux emprunts, à des taux biens sûr plus intéressants, mais en endettant encore la ville. Les demandes de confidentialité du Maire nous interdisent de vous en donner les taux, accessibles cependant sur les PV des Conseils sur le site de la ville (!!!)
Les générations futures paieront pendant les 20 prochaines années les choix imprudents du Maire de Suresnes qui a décidé de jouer sur les marchés l’argent des Suresnois.

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